Aucun message portant le libellé BD. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé BD. Afficher tous les messages

mardi 25 février 2020

Soon, anticipation prospective de notre avenir.



La prospective permet d’élaborer des scénarios futurs avec les données actuelles. L’anticipation est une vision réaliste du futur. Quand deux auteurs fusionnent les deux pour en faire une histoire de science-fiction, ça donne Soon. Une BD qui prend des airs de documentaire, de vision d’avenir, de fiction, mais surtout des airs d'humanisme et d’espoir. Car le futur ne peut pas toujours être sombre et sans issue. 


Une histoire dense, complexe mais humaine.


L’histoire de Soon, pensée par les auteurs Thomas Cadène et Benjamin Adam, est dense, d’une complexité qui demande plusieurs lectures pour en saisir toute sa profondeur. Nous sommes plongés en 2151, une série de catastrophes a secoué l’humanité et l’a amenée au bord de l'extinction. La population mondiale a été divisée par dix et pour sa propre survie, les survivants ont dû revoir leur façon de faire et créer une nouvelle forme de société. Le monde est divisé en sept villes qui sont liées par un contrat social qui doit être respecté pour le bien-être de l’humanité. Le reste de la planète est laissé à la nature et aucun humain n’est toléré. Dans cette nouvelle société, une nouvelle mission d’exploration spatiale, Soon 2, est en préparation et le voyage sera sans retour possible. C’est dans ce contexte que nous rencontrons les deux personnages principaux. Simone, qui prend part à Soon 2 et son fils, Youri, qui n’arrive pas à comprendre les motivations de sa mère. Les deux partiront ensemble dans un dernier road trip, entre mère et fils, pour se retrouver, parler et se comprendre. Tout ça dans une société en mutation.


Une vision alarmiste mais remplie d’espoir. 


Les deux auteurs nous présentent une vision alarmiste du futur de l’humanité. Leur anticipation est très proche d’une prospective de notre avenir. Soon, est divisé entre le road trip parental et les parties plus axées sur l’histoire de style très documentaire. Ces parties viennent enrichir le road trip et permettent aux lecteurs et lectrices de comprendre les paroles tenues par Simone qui essaie d’expliquer à son fils le pourquoi de son voyage spatial. La vision des deux auteurs est sombre. L’humanité dans Soon sera confrontée à des changements climatiques extrêmes. Des catastrophes naturelles viendront détruire une grande partie de la population. Guerre, famine, épidémie viendront compléter le tableau très noir d’un futur potentiel. Mais les auteurs montrent aussi comment les survivants se sont regroupés et ont fait face à la situation. Comment ils ont décidé de reconstruire la société en harmonie avec la terre. Et c’est là une des différences majeures entre ce récit d’anticipation et les autres, l’espoir! L’espoir de rédemption d’une humanité qui a su se renouveler, survivre malgré tous ses défauts. 


Se parler, s’écouter et se comprendre.


Soon c’est aussi, et c’est le plus important selon moi, une magnifique leçon de communication entre nous! Le road trip que réalise Simone avec son fils Youri est le centre de l’histoire. Tout le reste gravite autour de cette relation qui n’est pas au beau fixe. Dans une société en reconstruction. Imparfaite dans sa nouveauté. Qui a encore tant besoin d’attentions et de ressources, il est difficile de comprendre pour une partie de la population pourquoi ce voyage spatial, Soon 2, est si important? Pourquoi dépenser autant d’argent et de ressources pour envoyer des gens dans l’espace? C’est aussi un peu ce que se demande Youri mais avant tout, c’est le départ sans retour possible de sa mère qui le bouleverse. Il le prend comme un abandon et le vit très mal. Simone, elle, utilisera ce voyage comme ultime tentative d’explication de ses raisons et de réconciliation avec son fils avant son grand voyage. C’est d’une richesse émotive sublime. Cette relation est si bien amenée, si bien développée, si réelle qu’elle m’a donné des frissons. Difficile de choisir un camp tant les deux visions sont cohérentes et viennent réveiller en nous ce dilemme entre la raison et l’émotion. Ce road trip sera vécu différemment par les deux et les auteurs s’en servent aussi pour nous présenter leur société du futur, le comment les gens y vivent et leur revendication en tant qu’humain. Un tour de force par les auteurs pour amalgamer leur fiction, leur documentaire, leur vision, leur émotion. Grandiose! 


Un dessin et une coloration fusionnelle.


Benjamin Adam au dessin et à la couleur fait de Soon une fusion parfaite entre l’histoire et le visuel. Ici, l’artiste sépare son travail. Dans la partie plus documentaire, le dessinateur y va avec un dessin minimaliste, un découpage original qui fait flotter les informations dans une mer bichrome verte et blanche sous un fond noir. Dans les parties du road trip de Simone et Youri, Adam joue avec des traits très épurés avec un décor simple qui laisse toute la place aux personnages. Il nous donne pour ce voyage des couleurs bichromes parfois sombres, parfois claires avec un jeu d’ombre et de lumière qui vient rajouter une profondeur à son dessin. C’est d’une efficacité sans failles et malgré ce côté minimaliste, le dessin de Benjamin Adam permet à Soon de se démarquer graphiquement dans l’univers de la SF ou sont présents de grandes réalisations artistiques. 


Une BD actuelle qui fait réfléchir.

Grande vision d’anticipation prospective, Soon de Thomas Cadène et Benjamin Adam vient compléter la collection Vision du futur chez Dargaud de brillante façon. Une histoire qui nous propose une humanité fragilisée mais survivante. Une histoire qui nous propose le dialogue entre une mère et son fils pour essayer de se comprendre. Une histoire qui démontre que l’homme est capable du pire mais aussi du meilleur quand il décide de se parler, de s’écouter et de se comprendre. Une histoire de tête dans les étoiles car l’homme a toujours eu la tête dans les étoiles et ce désir d’exploration. Mais, l’espoir de l’humanité n’est-elle pas dans les étoiles? Qui sait!


Soon m'a été fourni en service de presse par La Boîte de diffusion.

Pour feuilleter l'album c'est ici :
Soon, Dargaud.

L'image est la propriété de Dargaud.

samedi 8 septembre 2018

Moment de lecture nostalgique : Durango



Salut les Crinqués, un autre moment de lecture nostalgique avec Paper Man!

Encore dans les années 90! Que voulez-vous, c'est ma grosse période de BD! Cette fois, c'est un cadeau de mon frère. Une BD de Yves Swolfs , Les chiens meurent en hiver, tome 1 de Durango!

J'aimais déjà les films Western, je connaissais un peu Blueberry mais pas tant. J'étais plus en amour avec Moebius que Giraud! Je lisais bien entendu du Lucky Luke mais là, avec Durango, je suis rentré dans un autre univers!

Une série qui rend hommage aux westerns spaghetti de façon magistrale! Le pacificateur, un type qui ne tue que par légitime défense! Un pourfendeur, mercenaire, taciturne qui exécute et donne la mort par centaines dans la série! Un homme qui a une carapace très dure mais qui n'est pas sans humanité. Un voyage dans le Far West extraordinaire.

Le dessin de Swolfs, wow! Réaliste, de grande précision au niveau des petits détails, du grand art. Au-delà de son immense talent de dessinateur, Swolfs est aussi un scénariste extrêmement doué qui développe ses histoires de façon cohérente et juste. Dans le cas de Durango, la précision des armes, lieux historiques, costumes, moyens de transport est parfaite! Un immense travail de recherche.

Il y plusieurs scènes cultes de la BD dans Durango. Lorsque qu'il perd sa main droite. L'achat de son Mauser C96. La scène de combat ou les malfaiteurs lui demandent de mettre sa main droite sur le bar et qu'il les dégomme de sa main gauche avec son Mauser! Que de souvenirs!

J'ai, par la suite, lu toute l'oeuvre de Swolfs. Je retiens la série Le Prince de la nuit qui est l'une des plus belles histoires de vampires de la BD. Encore une fois, le scénario, tellement bien ficelé, appuyé par la puissance de son dessin en font une série culte à mon avis.

Durango, 17 tomes chez plusieurs éditeurs.
Le Prince de la nuit, 7 tomes chez Glénat.

À lire, relire ou à découvrir!



jeudi 30 août 2018

Moment de lecture nostalgique : Sillage


Salut les Crinqués,
lundi de Pâques, congé terminé, je surf sur le web, je termine mon exposition sur les 50 ans d'innovations technologiques de Star Trek et mon cerveau est en ébullition. Je ne suis pas un fan de Star Trek, mais à la suite de mes recherches, l'importance de cette série est indéniable! Je prends une pause pour une petite chronique de lecture nostalgique.
Je sais pas pourquoi, mais quand j'ai fait ma recherche, je n'ai pas arrêté de penser à Sillage de Jean-David Morvan au scénario et Philippe Buchet aux dessins. Ne cherchez pas le rapprochement, il est inexistant! En fait, j'ai surtout des souvenirs de cette série parce que j'ai eu l'immense chance de "jaser" avec Monsieur Morvan sur nos appréciations réciproques du film Logan! (discussion forte intéressante avec Monsieur Morvan qui est très sympathique) Donc, mon classeur Sillage dans mon palais mental est ouvert depuis ce temps et j'ai envie de vous en parler!
Je suis à la fin des années 90, 99 je crois mais bon, c'est un détail! Je tombe sur le tome 1 de Sillage à ma bibliothèque, j'espère qu'en lisant mes chroniques, vous ne doutez plus de l'importance des bibliothèques pour la promotion de la littérature! Je suis tombé immédiatement en amour avec le dessin de Buchet et de Nävis, la jeune humaine rebelle, dernière de sa race. Ensuite, ce qui frappe, c'est la qualité du scénario de Morvan. Sillage prend toute sa force et sa splendeur au fur et à mesure de l'évolution de Nävis. Très naïves au début, nous vivons entièrement son intégration dans Sillage, le convoi de vaisseaux spatiaux à la recherche de nouvelles planètes à coloniser. La force de l'histoire de Morvan c'est un savant mélange de politique, d'action, de philosophie, de magouilles! Des personnages qui sont très bien développés, attachants dans certains cas et haïssables dans d'autres! Nävis, c'est l'un des personnages féminins les plus intéressants de la BD. Humaine qui se cherche et recherche ses semblables. Un cerveau imperméable aux pouvoirs psychiques. Électron libre dans un monde qui n'est pas fait pour l'accueillir. On la suit, on la voit grandir, on la voit souffrir, on la voit pleurer, on la voit combattre pour ses valeurs, on apprend à l'aimer!
Le dessin! Que de détails, c'est fou! Buchet nous offre un univers de vaisseaux, de lieux, d'extraterrestres, d'armes des plus extraordinaires! La construction graphique des personnages nous permet de bien saisir la profondeur de chacun et vient épauler de façon magistrale le développement de ceux-ci par Morvan. La couleur est sublime. C'est éclatant et dynamique. Bref, c'est du grand art.
C'est une série qui se bonifie avec le temps. Plus la série avance, plus le sujet devient sérieux et prend de la profondeur.
À lire les Crinqués!
Sillage
Scénario : Jean-David Morvan
Dessins : Philippe Buchet
Éditions Delcourt, collection Neopolis
19 tomes plus l'univers étendu.

lundi 27 août 2018

Moment de lecture nostalgique : Percevan


Salut les Crinqués,
un beau dimanche ensoleillé et quoi de mieux que lire une bonne BD au soleil ou d'écrire un petit moment de lecture nostalgique!
Aujourd'hui, j'ai ressortis trois vieilles BD de la série Percevan question d'attendre la sortie du tome 16. Le Cycle D'Ainock composé de Les clefs de feu, les Seigneurs de l'Enfer et de la table d'Émeraude. Trois BD qui ont fait passer cette série, trop souvent considérée comme seulement jeunesse, à un autre niveau! Une histoire qui aura des conséquences à long thème sur les personnages de Percevan et de Kervin.
Percevan, c'est effectivement une série jeunesse du franco-Belge mais elle est beaucoup plus que ça. C'est une série qui se bonifie avec le temps. Le dessin de Philippe Luguy  est d'une précision sans faille. Une attention particulière aux détails et aux décors et des couleurs resplendissantes. Un dessin qui peut paraître gros au premier regard mais qui est tellement profond. Des magnifiques planches, des créatures des plus extraordinaires les une que les autres et des lieux de rêves. La grande qualité de ce dessin c'est les personnages! Tous bien développés avec des caractéristiques évidentes et facilement reconnaissables!
L'autre force de cette série c'est le scénario solide de Jean Léturgie  et Xavier Fauche. Encore une fois, ça paraît très enfantin mais c'est beaucoup plus sombre lors de lectures ultérieures! C'est cohérent, avec une ligne du temps bien établie. Les événements ont un impacts sur plusieurs numéros de la série. Encore une fois, je reviens avec les personnages! Tellement bien décrit, avec toujours le ton juste et bien dosé dans leur participation à l'action.
C'est une série Heroic Fantasy qui se lie en deux fois! Une fois jeune pour nous faire connaître ce style de façon magistral et une autre fois vieux pour bien comprendre toute la substance dans ce conte médiéval fantastique absolument génial qui fait voyager ses héros dans le monde et leur fait connaître des péripéties digne de Tolkien!
Une série classique!
À Lire!
15 tomes. De 1982 à aujourd'hui.
Dessinateur : Philippe Luguy
Scénaristes : Jean Léturgie et Xavier Fauche.

dimanche 26 août 2018

Moment de lecture nostalgique : Blacksad


Salut les Crinqués,
samedi soir, je relaxe, mon esprit vagabonde dans mon palais mental. Ce PM, j'ai écouté Chantez avec ma fille et Johnny, le sympathique gorille a réveillé un souvenir BD. Je revois une scène de Blacksad  ou John est avec Jack dans un gymnase de boxe! Voilà donc mon moment de lecture nostalgique de la soirée!
Blacksad, je l'ai découvert par deux de mes amis.  Milieux des années 2000, je tombe, grâce à eux, sur cette série et j'ai été soufflé par la qualité incroyable du dessin de Juanjo Guarnido. Quand tu ouvres un tome de Blacksad, c'est comme ouvrir un autre monde! Inspiré des romans noirs, avec une ambiance jazzée, embrumée, cette série nous offre des histoires policières très bien écrite par Juan Díaz Canales.
Graphiquement, c'est extraordinaire. Les couleurs, le découpage, les personnages, tout fonctionne dans cette série! Le concept des personnages anthropomorphiques n'est certes pas nouveau, mais très bien exploité dans cette série. Les caractéristiques des personnages sont bien représentés par les animaux qui les personnifient.
5 tomes de pur bonheur. J'ai un très gros penchant pour le tome 4, L'Enfer, le silence qui se déroule en Nouvelle-Orléans dans le milieu de la musique. Un must!
Scénario : Juan Díaz Canales.  - Dessin et couleurs : Juanjo Guarnido
1 Quelque part entre les ombres, Dargaud, 10 novembre 2000
2 Arctic-Nation, Dargaud, 22 mars 2003
3 me Rouge, Dargaud, 18 novembre 2005
4 L'Enfer, le silence, Dargaud, 17 septembre 2010
5 Amarillo, Dargaud, 15 novembre 2013
Cette série se lit avec un verre de scotch, un ambiance feutrée, une musique jazz en arrière plan et un cigare au bec!
Merci à Fox et Amélie pour cette découverte!

samedi 25 août 2018

Moment de lecture nostalgique : La Guerre éternelle en BD


Moment nostalgique de lecture du Paper Man.
En 90, j'avais 15 ans. J'ai eu l'immense chance d'avoir une bibliothèque municipale remplie de BD! Au premier étage, les grands classiques du franco-Belge. Au deuxième étage, interdit aux enfants, les BD dites adultes! J'attendais que la préposée répondre à une demande pour me faufiler au haut comme un ninja et là, je m'assoyais dans les rayons et je lisais tout ce que je pouvais!
Il va s'en dire que cette petite anecdote démontre comment les bibliothèques municipales sont importantes pour le développement de la lecture! J'ai eu la chance d'avoir des gens qui m'ont transmis cette passion et depuis, j'essaie de faire pareil!
Bref, j'ai été en contact avec des BD franco-Belge adultes très tôt dans ma vie. En fait, j'ai connu Hermann, Moebius et Bilal avant de connaître Miller, Lee et Moore. C'est sûrement pour cette raison que quand j'ai découvert les comics américains, je n'ai pas été impressionné par le dessin ou les histoires! Quand tu lis Hermann  à 10 ans, il n'a pas grand dessin réaliste qui t'impressionne après!
Je me rappelle d'une lecture qui m'a amené à découvrir un auteur de SF absolument fantastique. Je suis tombé un jour sur le tome 1 de la Guerre éternelle de Joe Haldeman et Marvano. Soldat Mandella 2010/2020. Je n'avais jamais été en contact avec de la si bonne SF. Une histoire de guerre, de soldat, d'avancées scientifiques absolument probables. Une histoire haletante et émouvante également. Une histoire ou l'horreur de la guerre est décrit de façon subtile mais comment efficace. Le dessin de Marvano était du nouveau pour moi aussi. Un dessin semi-réaliste avec une utilisation des couleurs absolument géniale. Un découpage inédit pour moi!
J'ai dévoré le tome 1 et lu en rafale le tome 2 et 3, soit Lieutenant Mandella 2020-2203 et Major Mandella 2203/3177. J'ai compris par la suite que cette BD était l'adaptation du roman du même nom de Joe Haldeman publié en 1976 en français. J'ai donc par la suite lu le roman et cela a changé ma vie de lecteur à jamais!
Aujourd'hui, nous savons que Ridely Scott aimerait l'adapter au cinéma. J'espère de tout coeur que cela se réalise!
1 Soldat Mandella 2010/2020, Dupuis, Aire libre, 1988
Scénario : Joe Haldeman - Dessin : Marvano - Couleurs : Bruno Marchand
2 Lieutenant Mandella 2020/2203, Dupuis, Aire libre, 1989
Scénario : Joe Haldeman - Dessin : Marvano - Couleurs : Bruno Marchand
3 Major Mandella 2203/3177, Dupuis, Aire libre, 1989
Scénario : Joe Haldeman - Dessin : Marvano - Couleurs : Bruno Marchand



vendredi 17 août 2018

Lonesome 1 : La piste du prêcheur


Alors, le voilà mon premier texte en tant que chroniqueur BD! C'est l'accumulation de plein de petits trucs qui a permis une telle chose. Mon implication dans le podcast, mon travail à la biblio, des amis et gens qui m'encouragent à continuer de vous partager ma passion de la BD. Un immense merci à toutes ces personnes, elles vont se reconnaître, j'en suis certain.
Pour cette première chronique, je m'attaque à la nouvelle série d'un grand artiste de la BD, Lonesome de Yves Swolfs . Ce bédéiste belge nous a donné de grandes séries. Je pense à Durango, les aventures d'un pistoleros pacificateur dans le far-west ou encore Le Prince de la nuit, l'une des plus grande histoire de vampires de la littérature. Avec Lonesome, Swolfs revient à ses premières amours, le western.
L'histoire se déroule avant le début de la guerre de sécession. Le conflit entre esclavagistes et abolitionnistes s'intensifie à la frontière du Kansas et du Missouri. Tout ça commence par l'arrivée d'un cavalier solitaire dans une petite auberge. Après s'être débarrassé de trois pistoleros assez facilement, on apprend qu'il est à la poursuite d'un prêcheur qui sème des graines de colère dans l'esprit des hommes pour arriver à l'inévitable, la guerre. Tout ça par des manières brutales. Ce tortionnaire n'hésite pas à tuer, brûler et violer pour sa cause. La traque est commencée et le cowboy solitaire ne fera preuve d'aucune pitié pour arriver à retrouver ce prêcheur.
Nous avons là une histoire qui peut ressembler à celle de Durango mais seulement par le contenant mais aucunement par le contenu! Ici Swolfs nous donne un personnage principal moins énigmatique. Des bribes de son passé nous sont présentées par des flashbacks et nous aident à mieux comprendre les motivations de sa traque. L'auteur s'aventure également à la frontière du fantastique en donnant à son personnage le pouvoir de voir des séquences du passé des gens qu'il touche, mais avec des conséquences qui pourraient le faire dévier de sa vraie nature. Certes, c'est classique comme histoire. Le cavalier solitaire qui cherche vengeance. Les scènes de combat dans les villes. Le duel dans la grande rue. Tous les éléments qui font les grands westerns s'y retrouvent et l'auteur ne s'en cache pas. C'est voulu et pleinement conscient, mais tous ces éléments sont parfaitement réalisés et maîtrisés.
Swolfs, est passé maître dans la mise en scène. Son découpage, son cadrage, son style, tout fonctionne pour nous donner une histoire palpitante, sans temps mort et cohérente du début à la fin. Il vient rajouter des éléments historiques qui bonifient le tout. Ses personnages sont très bien développés et il joue de façon magistrale avec les gros plans, ce qui nous permet de ressentir toute la gamme des émotions. Son trait, réaliste, est encore d'une précision et d'une efficacité sans failles. Ses décors, ses costumes, ses armes, tout est fidèlement reconstitués avec minutie. Swolfs démontre qu'il est encore dans l'élite de la BD. Et que dire des couleurs de Julie Swolfs! Splendide! Elle joue avec la lumière de brillante façon.
Nous avons ici, une mise en bouche parfaite pour une longue série. La pré-guerre de sécession, les magouilles et la violence de cette époque mettent la table pour une longue histoire qui laissera de nombreux cadavres sur son chemin. Une réussite sur toute la ligne. Swolfs nous avait surpris dans Durango avec son Mauser C96. Ici, il nous refait le coup. Sans révéler le punch, disons que le héros solitaire est bien protégé pour l'époque!
Un grand merci à la Boîte de Diffusion  qui m'a fait confiance et m'a donné cette BD pour que je puisse vous en parler. C'est un immense honneur mais aussi une grande responsabilité. Et merci à de nous donner d'aussi bonne BD. Un grand parmi les grands. Son retour au western était attendu et il l'a fait avec panache!
À lire!
Lonesome 1. La piste du prêcheur. Scénario et dessins par Yves Swolfs . Couleur par Julie Swolfs . Publié chez Le Lombard

jeudi 9 août 2018

Les femmes dans La Caste des Méta-Barons.


Salut les bédéphiles,
ce matin, un petit article pour répondre à des accusations de sexisme dans la série La Caste des Méta-Barons. Alors, comme je suis un fan inconditionnel de Jodo et que, je pense, je suis un connaisseur de la série, j'ai décidé de faire ce texte pour bien expliquer la présence et l'importance des femmes dans l'oeuvre de Jodo et qu'il n'existe aucune trace de sexisme dans cette série.
Les femmes dans la série sont d'une importance capitale. À la base, Othon le premier Méta-Baron est un pirate, un bâtard. Il obtiendra sa noblesse que par son amour pour la fille de Dayal de Castaka qui lui est un descendant direct de la la prestigieuse lignée des Castaka par la mère qui est la fusion des deux jumelles, filles du bâtard Dayal et de la guerrière Antigrea. L'honneur, qui prend une place prédominante dans cette histoire, lui vient de cette descendante qui a accepté l'amour de Dayal.
Tous les Méta-Barons sont nés d'un amour fusionnel tant physique que mental entre un homme et une femme. Sans cet acte d'amour inconditionnel, la lignée des Métas-Barons ne peut survivre dans le temps. La première grande femme de l'histoire et un des personnages les plus importants de la série et bien sur l'amour d'Ortho, Honorata. Guerrière puissante aux multiples talents tant physiques que mentaux, Honorata mettra sa vie en péril pour donner naissance au deuxième Méta-Baron, Aghnar. Elle ira contre les ordres des Shabda-Oud par amour pour Orthon et prendra en charge l'éducation et l'entraînement de Aghnar qui sera abandonné par son père qui ne voit en lui qu'un enfant faible et indigne de lui. Pendant sept longues années, elle préparera son fils au combat ultime contre son père qui fera de lui le prochain Méta-Baron. Mais l'importance d'Honorata ne s'arrête pas là! C'est elle aussi qui parviendra à détruire les sept Cétacyborgs ce que le plus grand guerrier de l'univers était incapable de faire.
Aghnar pour sa part, tombera sous le charme de la princesse Oda qui perdra son esprit lors d'un combat titanesque contre les sorcières Shabda-Oud. Encore une fois, Honorata se jouera du destin pour permettre à son fils de continuer la lignée des Méta-Barons en sacrifiant son corps pour transférer son esprit dans le corps vide d'Oda. Cet acte d'amour suprême engendra le plus cruel et le plus puissant Méta-Baron, Tête d'Acier. Encore une fois, c'est Honorata dans le corps de Oda qui se chargera de l'éducation de l'enfant sans tête et en fera une machine sans âme et invincible. Lors d'un combat contre Tête d'Acier et Aghnar, qui déchira l'espace par son intensité, la machine sans âme fera l'impensable, mutiler sa mère pour remporter la victoire contre son père et devenir le nouveau Méta-Baron.
Encore une fois, c'est une femme qui viendra changer le cours de l'histoire et qui redonnera un peu d'humanité à Tête d'Acier en le confrontant devant la cour Impériale. Doña Vicenta Gabriela de Rhoka deviendra le grand amour de Tête d'Acier qui fusionnera avec le dernier poète de l'univers par amour et engendra par le fait, Aghora. L'histoire d'Aghora est particulière. Doña mettra au monde deux enfants, un garçon et une fille et demandera, par amour pour elle, à Tête d'Acier de garder la fille bien que cela représente la fin de la lignée. Tête d'Acier acceptera après avoir transféré le cerveau du garçon dans la tête de la fille qui en était dépourvu. C'est pourquoi, Aghora est le père-mère de Sans-Nom et que ce dernier, n'étant pas née d'un amour passionnel, est dépourvu de toute trace d'humanité en lui, ce qui en fait le Méta-Baron ultime et sans failles. Cette humanité perdue est la pierre angulaire de la nouvelle série scénarisée par Jerry Frissen et dessinée par Valentin Sécher et Niko Henrichon. Une idée géniale qui donnera la chance à Sans-Nom de perpétuer la lignée des Méta-Barons et qui sait, enfin trouver la paix intérieure en créant la vie et non la détruire!
Donc, jamais Jodorowsky fait preuve de sexisme envers les femmes dans cette série. Au contraire, elles sont l'essence même de la puissance des Métas-Barons et représente ce qui a de mieux en eux, l'humanité!

L'immortalité mais à quel prix!



La seule certitude que de la vie c'est la mort. Nous allons tous mourir un jour! L'immortalité a fait et fera couler encore beaucoup d'encre. La recherche pour la trouver est toujours d'actualité et beaucoup de personnes seraient prêtes à faire bien des sacrifices pour l'avoir.
En 1989, Joe Haldeman a écrit un roman qui parle de l'immortalité et ses conséquences tant éthiques que morales, Immortalité à vendre (Buying Time en version anglaise). Bien que le roman soit bon, c'est son adaptation en 7 tomes qui sort de l'extraordinaire. Haldeman a toujours considéré cette adaptation comme bien meilleure que son roman car il a pu aller beaucoup plus loin dans l'histoire et développé en profondeur les deux personnages principaux, Dallas Barr et Lors Julius Stilman.
Je parlerais donc de cette magnifique adaptation en BD avec Marvano aux dessins et Haldeman au scénario. L'histoire commence avec un Dallas Barr qui a 132 ans, est à la limite de son dernier traitement Stilman et n'a pas un sous pour se payer une nouvelle tranche de vie de 10 ans. Ce qui faut savoir, c'est que Julius Stilman a inventé un traitement qui donne au corps un coup de jeunesse par tranche de 10 ans. Sans ce traitement, pas d'immortalité pour les clients de Stilman. Le prix, toute votre fortune sinon un minimum d'un million. Pas de passe-droit, pas d'emprunt, pas de crédit. Si vous ne pouvez pas payer, pas de traitement et c'est la mort assurée. Dallas, même s'il est le meilleur et sûrement le seul ami de Lord Stilman, ne peut espérer d'aide et n'a que quelques jours pour trouver un million.
Cette série, plus elle avance, plus elle devient profonde. L'auteur s'attaque à plusieurs sujets très actuels comme l'économie mondiale, l'environnement, la crise de l'énergie, le monopole financier et j'en passe. Ses deux personnages vont énormément évolués et leur amitié sera mise à rude épreuve. Mais la grande interrogation de Haldeman c'est évidemment sur l'immortalité et son questionnement éthique et moral. Un excellent roman mais une série BD plus grande encore.
Immortalité à vendre (Buying Time) par Haldeman, 1989 aux éditions Avon Publications en anglais. 1991 aux éditions J'ai lu en francais.
Dallas Barr, 7 tomes aux éditions Dupuis et Lombard avec Marvano aux dessins et Haldeman au scénario.

mercredi 8 août 2018

Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent!


Il y a de ces BD qui vous marquent à jamais. Des œuvres qui définissent bien pourquoi la BD est le neuvième art. La Horde du contrevent 1, Le cosmos est mon campement de Eric Henninot en est une.
En partant, je connais le roman qui a servi d'inspiration que par le nom. Le livre de Alain Damasio est considéré comme culte dans le domaine de la SF française. Donc, je suis comme dit l'auteur dans sa préface, innocent et je me suis laisser guider dans ce monde furieux par l'auteur de la BD!
Ce premier tome est rythmé et efficace. L'histoire de cette conquête de l'extrême amont pour découvrir la provenance du vent est haletante et à chaque planche nous ressentons la tension du combat perpétuelle de la horde avec le vent. Ici, le vent fait parti intégrale de l'histoire. Il est présent dans chaque recoin de cette BD.
Visuellement, c'est la claque! On ressent très bien tout ce que les personnages vivent. Le personnage de Golgoth est fabuleux dans sa rage de réussir sa mission. Il est colérique, hargneux, mais c'est cette rage qui permet à la horde de continuer à avancer. Que dire du personnage de Sov, le scribe de la horde. Effacé au début, il prend de plus grandes responsabilité par la suite. On sent son importance à chaque mot qu'il écrit dans son carnet. Ici, les décors sont criants de vérité et ce monde balayé par le vent est tout simplement magnifiquement représentés par les dessins. Et la couleur! Les couleurs terrestres sont à l'honneur avec des teints orangés qui ternissent ces terres désolées.
Une grande réussite cette BD!
Cette horde est celle d'Eric Henninot. Après lecture, elle devient aussi la nôtre!
"Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent!

La Horde du contrevent, publié aux éditions Delcourt.

mardi 7 août 2018

Alt-Life, un questionnement métaphysique sur l'humanité.


Sommes-nous des êtres de chair? Le bonheur, c'est la contrepartie du malheur? Un monde sans contrainte peut-il amener ce bonheur? Qui sommes-nous? Qu'est-ce qui fait de nous des humains? Tant de questions posées dans cette BD!
Cette BD, je l'attendais avec impatience. J'avais une vague impression qu'elle serait un de ces trucs qui sort du lot, qui ne reste pas sur le chemin de brique jaune. Et je ne m'étais pas trompé! Elle représente très bien ce qu'est notre époque et anticipe où nous allons.
Nous suivons l'histoire de deux pionniers, Josiane et René qui ont accepté de faire un avec la machine pour intégrer leur esprit dans le nouveau monde virtuel où l'humanité ira les rejoindre après une année de tests et d'évolution de ce projet qui se nomme "la génération". Plus de retour en arrière possible pour eux, c'est une fusion parfaite entre l'homme et la machine ou l'esprit est absorbé dans ce nouvel univers. Dans ce nouveau monde, pas de contrainte, ou si peu. Plus besoin de manger, de boire, d'aller aux toilettes, de prendre de douche. Tout est géré et conditionné par la machine. On peut y créer ce qu'on veut, on peut y faire ce qu'on veut, aucune limite à part notre imagination. Bref, c'est l'immersion totale.
L'expérience ne sera pas vécue de la même manière par nos deux aventuriers du virtuel. Josiane, au début, laissera libre cours à ses pulsions sexuelles inassouvies. René, aura plus de difficulté à basculer complètement dans ce type de relation et se questionnera sur la réalité de la chose. Les deux personnages évoluent dans cet univers différemment pour à la fin se retrouver tous les deux dans une quête d'humanité. Une fois leur année passée, le reste des gens viendront les rejoindre mais avec un accès moins élevé dans leur possibilité de création mais surtout d'espace qui leur est donné. Ici aussi, dans cet univers, la disparité entre les classes sociales est présente. Les riches ont plus d'espace, les pauvres moins. Pas beaucoup d'évolution sociale!
Il est difficile de bien décrire cette BD tant qu'elle est complexe et regorge d'éléments philosophiques et de questionnements sur notre humanité. En fait, pour bien la comprendre vous allez devoir la lire! Cette BD est tellement collée sur notre époque que ça peut paraître épeurant en lecture. Tant de ressemblance avec nous, ce que nous vivons, ce que nous sommes. Et cette anticipation de devenir de pur esprit de la machine dans un nouveau monde est bien présente dans les diverses formes d'art depuis très longtemps. Quand j'ai terminé ma première lecture, j'étais dans plusieurs émotions. La peur, la peur de voir cet avenir arrivé. Un avenir où on laisse tomber notre monde pour s'enfuir dans un nouveau qui, malgré les précautions, ressemblera de plus en plus à notre ancien monde. La colère, la colère de participer tacitement à cette inexorable évolution de notre société pour le meilleur et le pire. L'excitation, car je suis un être de pulsions et avoir la possibilité de vivre ces pulsions sans contrainte et conséquence est tentante mais tout aussi troublante. L'espoir, car à la fin de cette histoire, Josiane et René recherchent cette réalité, la réalité qui pue, qui fait mal, qui nous fait pleurer, qui nous frustre mais aussi qui nous stimule, qui nous rend heureux, qui nous donne du plaisir, qui fait de nous des humains. Car la grande question de cette BD, et elle est très Dickienne cette question, qu'est-ce qui fait de nous des humains?
Alors, cette BD lisez là! Pour la grande qualité du scénario qui vous fera en sorte que quand vous allez avoir terminé de la lire, elle vous restera en tête fort longtemps. Pour la qualité graphique qui colle à l'histoire de façon parfaite avec son petit côté psychédélique dans la couleur et les dessins. Pour la profonde réflexion qu'elle vient mettre en nous. Une grande BD!
Alt-Life de Thomas Cadène au scénario. Joseph Falzon aux dessins. Marie Galopin aux couleurs. Publié aux Éditions Le Lombard . 184 pages.

Conan le Cimmérien, Le Colosse Noir


Comme je vous l’avais annoncé la semaine passé lors de ma chronique sur le tome 1 de la série à venir Conan le Cimmérien, je vous donne mes impressions de lecture du tome 2 de la série, Le Colosse Noir de Vincent Brugeas au scénario et Ronan Toulhoat aux dessins. publié aux Éditions Glénat BD
Comme dire, les mots me manquent. Quelle claque j’ai eu en lisant cet album! Ces deux auteurs, très à l’aise avec ce style, nous font rentrer si profondément dans l’univers de Conan qu’il en est difficile d’y ressortir à la fin de la lecture. Une adaptation scénaristique fidèle. Une ambiance pesante, tenante et angoissante. Une histoire épique avec un Conan tout en caractère, en bras et en violence. C’est grandiose.
Et le dessin, punaise le dessin! Ronan explose les planches par son talent. Les scènes de combats sont parfaites. Nous ressentons l’odeur, la peur, la violence des champs de batailles. Cette facilité à passer les états d’âmes des personnages, leur peur, leur colère est déconcertante. Conan est magnifiquement bien représenté. Dans chaque cases ou il est présent, son aura irradie la page. Les détails sont impressionnants et la mise en scène nous permet une lecture facile et prenante.
Tout comme son titre, cette BD est colossale. La preuve est faite, avec les deux premiers tomes de la série, de la grande qualité du travail de toutes les personnes qui gravitent autour d’elle. Cette série laissera sa marque dans l’histoire de la BD.
Merci à Monsieur X pour cette lecture!
N’hésitez aucun instant à vous procurer cette BD. C’est du grand art!

Conan le Cimmérien, La Reine de la côte noire.



Vous le savez, l’annonce de la série Conan le Cimmérien aux Éditions Glénat BD est pour moi, un des événements BD de 2018. Quand on voit l’équipe derrière ce projet, on ne peut douter du sérieux de la maison d’édition de donner à ce héro mythique une adaptation digne de son créateur Robert E. Howard.
Quand on pense à Howard, le nom de Patrice Louinet sort tout de suite. Il est l’un des plus grand spécialiste au niveau mondial en la matière. Il est donc tout à fait normal de le retrouver dans ce projet pour superviser les adaptations des nouvelles de Conan. La présence de Monsieur Louinet est non seulement rassurant mais également le gage d’une grande qualité.
Les deux premiers tomes sortiront en Europe le 5 mai prochain. Soit La Reine de la côte noire de Jean-David JD Morvan au scénario et Pierre Alary aux dessins et Le Colosse noir de Vincent Brugeas au scénario et Ronan Toulhoatt aux dessins.
Si j’écris cet article aujourd’hui, c’est que j’ai eu l’immense chance et honneur de lire ces deux albums voilà quelques semaines déjà. Ne me demandez pas comment et pourquoi, c’est un secret et cela le restera à jamais! Et ce matin, j’ai reçu le feu vert pour enfin parler de mon expérience de lecture et vous dire mes impressions sur le début de cette série qui s’annonce magistrale.
Je commence donc par le premier tome, soit La Reine de la côte noire. Le dessin de Pierre Alary est magnifique. Un découpage réussi, dynamique qui nous donne une mise en scène rapide et sans faille. La lecture est facile et se fait sans problème. Les scènes de bataille sont sublimes et rendre bien toute la violence de Conan. Les décors sont bien créés, la mer, les bateaux, les armes, tout est bien rendu. Il y a des planches dans cette BD qui sont d’un niveau incroyable. Le regarde de Conan, wow!
Côté scénario, c’est un sans faute. La relation entre Conan et Bêlit est chaude et passionnée. La narration est parfaite et c’est très fidèle à la nouvelle. Les grandes envolées verbales de Conan sont pratiquement littérales! Du grand art de la part du scénariste. Les derniers mots de cette bd, cette finale grandiose, me laisse croire que j’ai lu une grande BD!
La série commence donc en force, avec un duo qui met la barre très haute mais quand je lis les noms des artistes qui ont et qui vont travailler sur cette série, je n’ai aucune crainte pour la suite.
Enfin le grand public va connaître Conan le Cimmérien et non Conan le Barbare!
Une immense merci à Monsieur X, il va se reconnaître!
La semaine prochaine je parlerais du tome 2!
Bien entendu que nous allons avoir cette série à la Bibliothèque François-Hertel, dès sa sortie au Québec, soit au mois de juin. En attendant, préparez-vous en vous replongeant dans les nouvelles de Conan!

lundi 6 août 2018

Pouvoir des innocents tome 5, cycle II

Voilà quelques semaines, j'ai eu la possibilité de lire le tome 5 du cycle II de la série Le Pouvoir des innocents. Bien que le livre ne sort que dans quelques jours en Europe et, normalement, le 16 août au Québec, j'ai eu la chance de pouvoir savourer ce dernier tome de cette immense série!

On remonte dans le temps, 1992 sort le premier tome de la série, Joshua. Scénarisé par Luc Brunschwig et dessiné par Laurent Hirn, une bombe était lancée dans le monde de la BD. Pour ma part, à l'époque, je n'avais que 17 ans, j'étais dans le début de ma vie d'adulte et je commençais les jeux de rôle! Je l'ai donc lu beaucoup plus tard et compris encore plus tard!
Je me rappelle de ma première impression de lecture. L'impression de tenir un truc, quelque chose qui vient de te changer à jamais. Une histoire qui te reste dans la tête et met en ébullition tes petits neurones qui dorment trop souvent. Ensuite, après plusieurs autres lectures, j'ai saisi son importance et le pourquoi de cette impression. J'arrête donc mon petit voyage dans le temps pour vous parler de ce tome.
La force de cette série, c'est la fusion parfaite entre l'histoire et la mise en scène du dessinateur. Le scénario est solide comme du béton. Cette histoire de procès de Josuha est hypnotisante. Je l'ai dévoré et à chaque page j'en voulais encore plus. Cette BD est une montée dramatique de 80 pages. Chaque élément de l'histoire est important et les ramifications entre eux sont sublimes et surtout cohérentes et crédibles. Oui, parce que j'y ai cru à ce procès, je voulais savoir la finalité, je voulais écouter les témoignages. J'ai ragé pendant certains d'ailleurs car, en tant que lecteur, nous sommes au-dessus de l'histoire, nous en connaissons une partie, nous savons des choses que les personnages ignorent et quelquefois, je criais, il n'a rien fait, il est innocent, injustice! Et c'est là tout le talent de Luc Brunschwig. Cet attachement aux personnages et ce vouloir d'interagir dans l'histoire qu'il nous transmet est magistral. Vous comprendrez que je ne révélerai aucun détail de l'histoire pour ne pas vous gâcher la surprise et la finale. Et, je vous avertis, elle vous rentre dedans cette finale. Elle trouble, elle chamboule, elle brasse cette finale. Elle va faire parler d'elle cette finale!
Que dire du dessin de Laurent Hirn. Cette mise en scène parfaite. Ces scènes d'action qui vous coupent le souffle et défilent devant vos yeux à cent mille à l'heure. Ces personnages sont tellement véridiques. Car il est là le talent de Hirn. Ses personnages sont tellement bien rendus qu'on y croit. Nous sommes totalement dans l'histoire. Voilà pourquoi j'ai dit plus haut que la fusion entre les deux artistes est parfaite. Bon, on le savait déjà, mais c'est encore confirmé par cette BD.
Est-ce la fin du Pouvoir des innocents? Il y a encore des zones d'ombre qui pourraient être éclaircies. Est-ce nécessaire? Égoïstement, je dirais oui, car j'en veux plus. Je veux savoir l'avenir de cette histoire, je veux voir l'avenir de cette histoire, je veux lire l'avenir de cette histoire! Quand vous allez lire les dernières planches, vous comprendrez pourquoi!
Cette BD est une grande BD. Cette série est une grande série. Ces auteurs sont de grands auteurs. Il ne vous reste qu'à être patients!   

dimanche 22 juillet 2018

Dernière chronique avant les vacances.

Comme l'an passé, je reviens sur mon rituel de lecture d'été.

Pendant les vacances, je lis peu. Seulement ces deux série bd et ce roman qui s'est rajouté cette année. Ça fait très longtemps que je ne lis que ça l'été!

S.O.S Bonheur de Jean Van-Hamme au scénario et Griffo aux dessins. C'est publié chez Dupuis.

Chinaman de Serge Le Tendre et Taduc au scénario et Olivier TaDuc aux dessins. C'est publié chez Dupuis.

Player One de Ernest Cline. C'est publié chez Pocket.

Bonne écoute


Chronique du vendredi 20 juillet 2018

#thepaperman #thepapermanchronique