samedi 15 septembre 2018

Ready Player One, un grand film adapté d'un grand roman.



En adaptant Ready Player One, le roman culte d'Ernest Cline, Spielberg signe son grand retour à la SF. Pour faire une bonne adaptation, à mes yeux, il faut préserver la philosophie et le message de l'oeuvre d'origine tout en mettant sa touche personnelle pour l'enrichir. Ici, nous sommes indéniablement devant une grande adaptation. Zak Penn et Ernest Cline ont su prendre le roman et le simplifier tout en gardant son essence et son originalité. Les ajouts et changements effectués fonctionnent très bien et rendent cette histoire très cinématographique. Les personnages sont, bien entendu, moins développés que dans le roman, mais jamais pour ne pas croire en eux. Ils sont attachants, dynamiques, complexes et surtout comme nous!

Ready Player One c'est avant tout une belle histoire d'amour avec un fond d'anticipation, d'avertissement sur la technologie à venir mais surtout, sur la réalité. Aussi dure qu'elle peut l'être, elle reste la seule qui peut vous donner ce que vous recherchez. Il y a dans cette histoire un petit quelque chose qui vient nous chercher, nous allume, qui nous chamboule. Au-delà des références nombreuses aux années 80, qui sont de plus en plus à la mode, ce roman parle à une génération qui s'est souvent sentie seule. Cette génération de geeks, ceux qui mangent seuls à la cafétéria, qui se regroupent dans des sous-sols obscurs pour jouer à des jeux immersifs pour échapper à la réalité, qui se font regarder comme des étrangers quand ils portent un chandail de Spider-Man pour leur bal de finissants. Une génération perdue, avec la tête dans l'espace, qui a été portée par Star Wars, Philip K. Dick, Dune, Akira et j'en passe. Cette génération dont je fais partie.

Spielberg en fait la pierre angulaire de son nouveau film. Ce sont eux qui sont les héros, qui sont les sauveurs. Eux que le riche et talentueux créateur de jeux James D. Halliday a choisis comme futurs successeurs de sa fortune, mais surtout de son OASIS. Car l'OASIS est devenu la nouvelle réalité. Créée à la base comme un jeu, elle s'est imposée comme réalité pour contrer celle qui prend place en 2045 et qui n'est pas joyeuse du tout! On y va à l'école, on y travaille mais surtout, on peut devenir n'importe qui, n'importe quoi et on peut faire ce qu'on veut. Qui ne rêve pas de ça! Halliday, avant sa mort, a créé une course à l'oeuf de Pâques. Son dernier jeu, sera le plus important de sa carrière mais aussi, le plus important de l'histoire. Trois clés, trois indices, pour trouver cet oeuf et prendre le contrôle de l'OASIS. Voilà donc la quête qui est à la base de cette histoire.

En fait, ce n'est que la surface de l'histoire. En profondeur, on y voit un questionnement sur notre futur. Un questionnement sur pourquoi nous fuyons notre réalité au lieu de faire face à nos problèmes. Ici, la société a abandonné. Elle ne fait plus d'efforts pour faire avancer l'humanité et résoudre les graves problèmes auxquels elle fait face. Les gens préfèrent fuir la vraie vie dans cet espace virtuel. Nous sommes clairement dans ce cheminement et je vais probablement voir ça de mon vivant, pour le meilleur et pour le pire. Spielberg nous le démontre avec une justesse et un dynamisme incroyables. Avec une réalisation sans failles, il nous montre les deux réalités de brillante façon. Il est lui-même une référence des années 80 mais jamais dans son film il ne se met en évidence, sauf une fois. Ce qui est tout à son honneur en sachant que le roman est bourré de références à ce grand réalisateur et qu'il est l'idole de l'auteur. Il y a des scènes dans ce film qui sont passées immédiatement à l'histoire dès leur première diffusion!

Plusieurs personnes m'ont demandé pourquoi ce livre, et ce film maintenant, m'ont autant touché. Sans rentrer dans les détails, disons que je suis un peu comme Halliday. Je n'ai pas son talent, son intelligence, mais comme lui, j'ai eu de la difficulté à entrer en contact avec les gens à une certaine époque. Comme lui j'ai fui cette réalité et j'ai plongé dans les jeux de rôle ou j'ai pu faire et devenir ce que je voulais. Mais moi, j'ai eu la chance de rencontrer des gens qui m'ont fait comprendre qu'aussi terrifiante et pénible que soit la réalité, c'est aussi le seul endroit où l'on puisse trouver le véritable bonheur, car la réalité est réelle. Et le bonheur est souvent proche de nous, il suffit de regarder pour le trouver.

Un grand roman pour un grand film.

mardi 11 septembre 2018

Ready Player One, le livre de la génération X



Quand j'étais petit, il y a fort longtemps, je voulais être astronaute. J'ai vite compris que je n'avais ni le talent, ni l'intelligence pour aller dans l'espace! J'ai également toujours voulu écrire, mais là encore, la vie ne pas pourvu de cette habileté. En fait, je ne suis pas venu au monde avec un talent particulier mais bien avec plusieurs que j'ai développé tout au long de ma vie. Je n'étais pas prédestiné à devenir technicien en documentation, mais j'ai vite compris que les livres allaient me donner les outils nécessaires pour faire de mes petits talents la base de ma carrière!

Je suis un enfant des années 80, un pur produit de la génération X. J'ai vécu ces années avec passion et évermeillement. J'en suis encore amoureux d'ailleurs! Amoureux de la musique, des films, des jeux, bref de tout. Ces années qui ont vu l'explosion de la technologie sont, à mon avis, les racines de la culture geek. Aujourd'hui, plus que jamais, les années 80 sont présentes dans les films, les jeux, les séries, les romans, les BD et j'en passe. Les jeunes d'aujourd'hui s'intéressent de plus en plus à ces années bénies.

En 2011, un type, comme moi, à publié un livre du nom de . Deux ans plus tard, soit en 2013, le livre fût traduit en français. J'avais entendu parler de ce livre. La critique en disait le plus grand bien. On parlait d'un livre culte, d'un hommage grandiose aux années 80. Un livre précurseur qui parlait de la réalité virtuelle comme aucun n'en avait parlé avant. On le qualifia de Saint Graal de la culture geek! Vous pouvez deviner que j'avais hâte de pouvoir mettre la main dessus pour le lire! C'est arrivé en mars 2013. Le 10 pour être précis, je m'en rappelle très bien. Le 11, j'avais dévoré les 407 pages du livre et j'étais sous le choc! Le choc d'avoir un livre qui définit si bien ce qu'est la culture geek. Le choc d'un livre qui a été écrit par un type comme moi, qui a vécu les mêmes années que moi et qui les aime comme moi. Le choc de m'avoir senti tellement absorbé que j'ai eu l'impression que l'auteur était venu jouer dans mes souvenirs d'enfance!

Ernest Cline a écrit le livre d'une génération, ma génération! C'est un condensé de références aux années 80 mit dans un contexte dystopique et futuriste qui démontre précisément ce qu'est une partie de la culture geek d'aujourd'hui. Une culture qui se sert du passé tout en se tournant vers les technologies de demain. L'histoire tourne autour d'un génial créateur de jeu qui, avec l'aide de son meilleur ami, a créé un système de jeu dans un monde virtuel, l'OASIS. Un monde qui permet à l'humanité de s'échapper de la triste réalité pour se plonger dans un univers virtuel où tout est permis. Ce créateur, asociale, seul et troublé, meurt au tout début de l'histoire. Sans héritier, il laisse son immense fortune à celui qui pourra trouver un œuf de Pâques caché dans l'OASIS. Pour ce faire, il laisse un indice pour trouver trois clés qui pourront ouvrir trois portails qui mèneront à l'oeuf! Ce personnage, qui lui aussi est un enfant des années 80, développa une immense nostalgie pour ces années et son dernier jeu, celui pour trouver l'oeuf, sera teinté de cette nostalgie. Tout y passe, jeux, films, musique, séries télévisées, jouets, etc.

Tous les utilisateurs de l'OASIS vont devenir joueur mais certains, les plus crinqués, vont devenir de vrai geek des années 80! Ils vont étudier tout ce que le créateur a fait, a joué, a développé, a écouté, a lu lors de sa jeunesse pour essayer de trouver l'oeuf. Chaque chapitre est comme un niveau et plus le niveau monte, plus la course à l'oeuf devient intense. La réalité et le virtuel vont se mélanger et leurs frontières seront de plus en plus reliées. Les joueurs, seront portés à réaliser plusieurs épreuves pour trouver les indices vers l'oeuf et la fortune. Science-fiction, fantasy, horreur, amour, suspense, tous les styles sont présents dans ce roman. Chaque personnage est bien développé et le lecteur peut facilement se retrouver un peu dans chacun! L'auteur décrit très bien les mondes, tant réel que virtuel.

Je n'ai jamais été capable d'écrire, j'en ai pas le talent comme je le disais plus haut, mais ce livre, j'aurais aimé l'écrire! J'aurais aimé l'écrire parce que c'est une partie de moi qui s'y trouve. C'est une partie de ma personnalité qui est dedans. C'est mes souvenirs qui y sont décrits. Bien que je connaisse aucunement l'auteur et que les chances de le rencontrer un jour sont pratiquement inexistantes, j'ai l'impression qu'il est mon ami, mon compagnon de jeux. Lui est le mage, moi je suis le guerrier!

Alors, quand vous irez chercher ce livre à votre librairie ou votre bibliothèque, je sais que vous allez le faire, et que vous commencerez à le lire, trois mots seront à jamais inscrits dans vos souvenirs, Ready Player One?

samedi 8 septembre 2018

Moment de lecture nostalgique : Durango



Salut les Crinqués, un autre moment de lecture nostalgique avec Paper Man!

Encore dans les années 90! Que voulez-vous, c'est ma grosse période de BD! Cette fois, c'est un cadeau de mon frère. Une BD de Yves Swolfs , Les chiens meurent en hiver, tome 1 de Durango!

J'aimais déjà les films Western, je connaissais un peu Blueberry mais pas tant. J'étais plus en amour avec Moebius que Giraud! Je lisais bien entendu du Lucky Luke mais là, avec Durango, je suis rentré dans un autre univers!

Une série qui rend hommage aux westerns spaghetti de façon magistrale! Le pacificateur, un type qui ne tue que par légitime défense! Un pourfendeur, mercenaire, taciturne qui exécute et donne la mort par centaines dans la série! Un homme qui a une carapace très dure mais qui n'est pas sans humanité. Un voyage dans le Far West extraordinaire.

Le dessin de Swolfs, wow! Réaliste, de grande précision au niveau des petits détails, du grand art. Au-delà de son immense talent de dessinateur, Swolfs est aussi un scénariste extrêmement doué qui développe ses histoires de façon cohérente et juste. Dans le cas de Durango, la précision des armes, lieux historiques, costumes, moyens de transport est parfaite! Un immense travail de recherche.

Il y plusieurs scènes cultes de la BD dans Durango. Lorsque qu'il perd sa main droite. L'achat de son Mauser C96. La scène de combat ou les malfaiteurs lui demandent de mettre sa main droite sur le bar et qu'il les dégomme de sa main gauche avec son Mauser! Que de souvenirs!

J'ai, par la suite, lu toute l'oeuvre de Swolfs. Je retiens la série Le Prince de la nuit qui est l'une des plus belles histoires de vampires de la BD. Encore une fois, le scénario, tellement bien ficelé, appuyé par la puissance de son dessin en font une série culte à mon avis.

Durango, 17 tomes chez plusieurs éditeurs.
Le Prince de la nuit, 7 tomes chez Glénat.

À lire, relire ou à découvrir!



dimanche 2 septembre 2018

Rogue One, un film pour Paper Man!


Voilà, j’ai entendu quelques jours pour vous partager mes impressions sur Rogue One : Une histoire de Star Wars.

J’avais grand espoir pour ce film. Je l'ai attendu toute l’année, en fait, je crois que je l’ai attendu toute ma vie!

En 77, j’avais 2 ans. Star Wars : le nouvel espoir, je ne l’ai pas vu au cinéma. Je l’ai vu plus tard comme beaucoup d’entre nous. Ce fut une révélation! J’ai compris que pour le reste de ma vie, j’aimerais la science-fiction et le space opera! Ce film, a changé ma vie à jamais. Bien entendu, je l’ai regardé avec mes yeux d’enfants, avec la magie du cerveau d’un jeune garçon qui était un geek en devenir. Aujourd’hui, les films, je les regarde avec mes yeux d’adulte qui sont quelquefois trop critiques et emmerdants! Comme j’aimerais ravoir cette lueur de magie dans mes yeux comme dans ceux de ma fille quand je vais au cinéma avec elle!

Bref, ce film était pour moi, le plus important depuis la sortie des épisodes 1,2 et 3. Star Wars, c’est une grosse partie de ma vie d’adulte. J’ai été maître de jeu et joueur à pratiquement toutes les versions du jeu de rôle! Des parties, j’en ai fait des centaines. Des guerres, des batailles, des actes héroïques, j’en ai vu faire par mes joueurs et j’en ai fait aussi comme joueur. Quand ce film est arrivé, je savais que j’allais retrouver le côté RPG que j’ai tant connu au fil des années. Je suis donc arrivé au cinéma avec espoir de voir un film de Star Wars qui me parlerait, qui serait fait pour moi!

En commençant le visionnement, nous savons que Rogue One serait différent. Pas la même introduction, un retour sur le passé du personnage principal et une mise en contexte assez rapide sur l’état du monde où l’histoire se déroule. C’est la guerre! La guerre sale, qui laisse dans son sillage des morts, des blessés, des veufs, des veuves, des orphelins. La guerre qui ne laisse que peu de place à l’espoir. Ce mot, il revient souvent dans ce film, car tout tourne autour de l’espoir. L’espoir de revoir ses parents, l’espoir de voir le mal éradiquer. L’espoir d’un sacrifice qui ne sera pas vain. Le sacrifice des vies, des idéaux et des valeurs. C’est ce que les personnages vivent tout au long de cette histoire grandiose qui comporte peu de temps morts.

Le scénario est béton pour un scénario de space opera. Car, il ne faut jamais oublier qu’avant tout, c’est un space opera qui répond au standard de ce style. C’est haletant, centré sur les personnages et leur acte. C’est un combat entre le bien et mal, entre un empire et une rébellion. Bref, c’est une superbe histoire de guerre intergalactique dans l’univers de Star Wars.

Le distribution est super bien. Forest Whitaker nous offre un Saw Gerrera amoché, tant physiquement que psychologiquement. Un personnage fort de Clone War qui est très bien amené et exploité. Il fera un retour dans Rebel pour notre grand plaisir. Malgré sa faible présence, il est très important à l’avancement de l’histoire.

Felecity Jones nous offre une vraie rebelle en Jyn Erso. C’est la représentation parfaite de ce qu’est la rébellion. Des gens ordinaires qui sont placés dans des situations extraordinaires et qui n’ont pas le choix d’agir. Des personnes qui ont souvent tout perdu et qui font la différence avec leur acte et cela au détriment de leur propre vie. Une femme forte, une leader qui est remarquablement inspirante.

Diego Lune en capitaine Cassian Andor vient supporter Jyn en montrant le côté sombre que la guerre peut avoir sur les gens ordinaires. C’est réellement un personnage fort qui représente les soldats de la rébellion.

Ben Meldelshon en directeur Orson Krennic c’est l’Empire avec un grand E! Méprisant, ambitieux et prêt à tout pour la réalisation de ses rêves!

Quel bel hommage à Peter Cushing qui nous revient en image de synthèse pour nous rappeler à quel point cet acteur a marqué une génération avec son Tarkin malgré une présence très courte. Tarkin est malicieux, mauvais, dangereux, bref, il représente le mal à l’état brut. Vador est méchant, mais il a le côté obscur avec lui. Tarkin, c’est brut, c’est inné, c’est viscéral. Une présence, une aura malsaine qui crève l’écran!

Parlons-en de Vador, l’ombre de l’Empereur qui représente la Force et surtout le côté obscur de la Force. Sa présence ressert l’histoire autour de l’Empereur. Elle fait grandement avancer l’histoire et fait le pont de façon magistral avec l’épisode 4. Son entrée dans le vaisseau de la rébellion sera une scène qui passera à l’histoire! Du grand Vador!

Visuellement grandioses, les effets spéciaux sont à la hauteur de la réputation de Star Wars. Des costumes qui sont parfaitement représentatifs de Star Wars. Des vaisseaux magnifiques, des planètes exotiques et superbement belles! Des batailles tant terrestres que spatiales qui sont à couper le souffle!

Ce film, je l’ai regardé avec des yeux de joueur! Partout je voyais les points de Force dépensés! Je voyais les joueurs utiliser leur point de compétence! Je voyais la subtile présence de la Force qui aide les personnages et le côté obscur qui est omniprésent pour tenter les personnages dans leur choix difficile!

Rogue One pour moi, est-ce qui se rapproche le plus de ma conception de l’univers de Star Wars. Cet univers dans lequel je me suis plongé tant de fois! C’est pourquoi, pour moi, il est le meilleur Star Wars!

samedi 1 septembre 2018

Pourquoi j'aime les nouveaux Star Wars?

J'ai longtemps hésité à écrire cet article. Ne me demandez pas la raison, j'en serais incapable d'y répondre. Peut-être que je ne voyais pas l'utilité et que quelque chose a changé. Peut-être qu'une toute petite étincelle est venue rallumer les braises de ma passion pour Star Wars. Bref, j'en sais rien mais j'ai décidé de me lancer!
Quand l'épisode IV est sorti, je n'avais que 2 ans. J'ai donc connu les films beaucoup plus tard dans ma vie. Je dirais vers 7 ou 8 ans environ. Bien entendu qu'étant le public cible, j'ai complètement été subjugué par cette histoire spatiale qui m'a permis de rêver à l'espace. J'ai réellement connu Star Wars en 1996, quand je me suis procuré la deuxième édition du jeu de rôle publié chez Jeux Descartes. C'est à partir de cet instant que j'ai compris l'immense étendu de l'univers créé par Lucas. C'est à partir de ce moment précis que je me suis plongé dans l'étude approfondie de cet univers. Et, du matériel à étudier, il en avait! BD, romans, jeux, etc. C'est aussi à partir de cette année que j'ai connu mon ami qui partageait ma passion. J'ai énormément appris sur Star Wars à son contact. J'ai appris premièrement que je n'étais pas le seul "crinqué" à rêver, parler et penser Star Wars. Deuxièmement, j'ai appris à être un meilleur maître de jeu. C'est en regardant d'autres maîtres, en étudiant leur méthode et en leur parlant que nous devenons meilleurs. Et finalement, j'ai appris qu'une passion commune soude à jamais les amitiés. J'ai donc développé, au fils de nombreuses années, une compétence que je peux décrire comme professionnelle sur l'univers de Star Wars. Ce qui fait de moi, un geek qui pense détenir la vérité selon certain! (ça c'est personnel, juste pour moi!)
Star Wars a toujours prit une place importante dans ma vie. Il a teinté toute ma vie de jeune adulte et continu de le faire mais dans une moins forte intensité en vieillissant. Quand je regarde un film de Star Wars, je ne le regarde pas en tant que film mais bien en tant qu'une partie d'un univers vaste et développé. Quand je vois un Jedi utiliser la Force, je vois les pouvoirs dérouler dans ma mémoire pour identifier lequel il utilise. Quand je vois une bataille spatiale, je vois les statistiques des vaisseaux, les échelles, les pilotes, les manoeuvres, les tactiques. Quand je vois Luke faire exploser la première Étoile de la Mort, je vois un acte héroïque presque impossible à effectuer. Je vois Star Wars et non un simple film.
On reproche à Lucas d'avoir créer les épisodes I, II, et III de la mauvaise façon. D'avoir raté le retour de Star Wars au cinéma. Je n'ai jamais été d'accord avec cette affirmation. Ces épisodes démontrent très bien la vision étendue que Lucas avait pour son univers. Les ramifications de l'histoire sont incroyables et d'une rare richesse. Ils ne sont pas parfaits, loin de là mais ils ont collé les morceaux ensemble pour répondre à diverses questions laissées sans réponses mais en posent d'autres qui elles aussi demandent encore des réponses! Il a bien réussi son histoire mais a quelque peut raté son visuel mais ça c'est une autre histoire.
Quand Lucas a décidé de vendre Star Wars à Disney, j'ai eu un pincement au coeur. J'avais l'impression qu'une partie de moi était trahie par son père et laissé à l'abandon. Les craintes d'un changement majeur étaient bien présentes en moi. Je me suis laissé envahir par le côté Obscur! Quand l'épisode VII est sorti, j'ai tout de suite compris que Disney venait de me dire merci pour mes nombreuses années de service. En m'offrant un bel hommage au travail magistral de Lucas, il on mit en place de nouveaux héros, une mythologie renouvelée pour une nouvelle génération. Car, il ne faut jamais oublier que la clientèle cible de Star Wars ce n'est pas moi mais bien les jeunes enfants qui se sont tout de suite approprié les nouveaux héros. Combien de jeunes filles j'ai vu déguisé en Rey et de jeunes garçons en Kylo, beaucoup! Tout en gardant leurs fans les plus durs et vieux avec le développement des anciens personnages, Disney a su développer une nouvelle histoire autour de nouveaux personnages des plus intéressants qui respectent l'idée d'origine de Lucas.
Maintenant, il y a dans l'air une sorte de mode de détester Disney. De penser qu'il vont détruire tout sur leur passage. Qu'ils ont tué l'essence même de Star Wars. Qu'ils ont commercialisé la nouvelle trilogie. J'essaie très fortement de comprendre cette haine et j'en suis incapable. Disney n'a pas commercialisé Star Wars, Lucas l'a créé dans cette optique. Il suffit de lire un peu pour savoir qu'il savait très bien ce qu'il faisait en demandant la gestion des produits dérivés! Un visionnaire ce Lucas. Disney n'a pas infantilisé Star Wars. Comme je le dis plus haut, Star Wars a été créé pour les enfants! Cela a été et ça demeure toujours leur clientèle cible. Donc, il y a certaines personnes qui devraient revoir les premiers épisodes pour en prendre connaissance. Le nouvel épisode sorti la semaine dernière diffère énormément de son prédécesseur. Il est beaucoup plus relié avec le nouvel univers étendu créé par les scénaristes et auteurs qui le développe tant en BD qu'en romans. Il solidifie les relations entre les personnages et leur développement. Il fait le deuil de certains personnages pour tranquillement couper les ponts avec les vieux héros et donner toute la scène aux nouveaux. Il fait place à de nouveaux questionnements, de nouvelles hypothèses, à l'évolution de la conception de la Force. Il attise le feu des vieux fans et allume celui des nouveaux. Il fait la transition parfaite entre les générations.
Les nouveaux Star Wars ne sont pas écrits pour moi. Ils ne sont pas pensés pour moi. Ils ne sont pas créés pour me plaire. Ils le sont pour mes enfants! Mais, je peux en profiter quand même!
Pourquoi j'aime les nouveaux Star Wars? Parce qu'ils vont permette à une nouvelle génération de vivre ce que nous avons vécu, la magie de Star Wars.

jeudi 30 août 2018

Moment de lecture nostalgique : Sillage


Salut les Crinqués,
lundi de Pâques, congé terminé, je surf sur le web, je termine mon exposition sur les 50 ans d'innovations technologiques de Star Trek et mon cerveau est en ébullition. Je ne suis pas un fan de Star Trek, mais à la suite de mes recherches, l'importance de cette série est indéniable! Je prends une pause pour une petite chronique de lecture nostalgique.
Je sais pas pourquoi, mais quand j'ai fait ma recherche, je n'ai pas arrêté de penser à Sillage de Jean-David Morvan au scénario et Philippe Buchet aux dessins. Ne cherchez pas le rapprochement, il est inexistant! En fait, j'ai surtout des souvenirs de cette série parce que j'ai eu l'immense chance de "jaser" avec Monsieur Morvan sur nos appréciations réciproques du film Logan! (discussion forte intéressante avec Monsieur Morvan qui est très sympathique) Donc, mon classeur Sillage dans mon palais mental est ouvert depuis ce temps et j'ai envie de vous en parler!
Je suis à la fin des années 90, 99 je crois mais bon, c'est un détail! Je tombe sur le tome 1 de Sillage à ma bibliothèque, j'espère qu'en lisant mes chroniques, vous ne doutez plus de l'importance des bibliothèques pour la promotion de la littérature! Je suis tombé immédiatement en amour avec le dessin de Buchet et de Nävis, la jeune humaine rebelle, dernière de sa race. Ensuite, ce qui frappe, c'est la qualité du scénario de Morvan. Sillage prend toute sa force et sa splendeur au fur et à mesure de l'évolution de Nävis. Très naïves au début, nous vivons entièrement son intégration dans Sillage, le convoi de vaisseaux spatiaux à la recherche de nouvelles planètes à coloniser. La force de l'histoire de Morvan c'est un savant mélange de politique, d'action, de philosophie, de magouilles! Des personnages qui sont très bien développés, attachants dans certains cas et haïssables dans d'autres! Nävis, c'est l'un des personnages féminins les plus intéressants de la BD. Humaine qui se cherche et recherche ses semblables. Un cerveau imperméable aux pouvoirs psychiques. Électron libre dans un monde qui n'est pas fait pour l'accueillir. On la suit, on la voit grandir, on la voit souffrir, on la voit pleurer, on la voit combattre pour ses valeurs, on apprend à l'aimer!
Le dessin! Que de détails, c'est fou! Buchet nous offre un univers de vaisseaux, de lieux, d'extraterrestres, d'armes des plus extraordinaires! La construction graphique des personnages nous permet de bien saisir la profondeur de chacun et vient épauler de façon magistrale le développement de ceux-ci par Morvan. La couleur est sublime. C'est éclatant et dynamique. Bref, c'est du grand art.
C'est une série qui se bonifie avec le temps. Plus la série avance, plus le sujet devient sérieux et prend de la profondeur.
À lire les Crinqués!
Sillage
Scénario : Jean-David Morvan
Dessins : Philippe Buchet
Éditions Delcourt, collection Neopolis
19 tomes plus l'univers étendu.

lundi 27 août 2018

Moment de lecture nostalgique : Percevan


Salut les Crinqués,
un beau dimanche ensoleillé et quoi de mieux que lire une bonne BD au soleil ou d'écrire un petit moment de lecture nostalgique!
Aujourd'hui, j'ai ressortis trois vieilles BD de la série Percevan question d'attendre la sortie du tome 16. Le Cycle D'Ainock composé de Les clefs de feu, les Seigneurs de l'Enfer et de la table d'Émeraude. Trois BD qui ont fait passer cette série, trop souvent considérée comme seulement jeunesse, à un autre niveau! Une histoire qui aura des conséquences à long thème sur les personnages de Percevan et de Kervin.
Percevan, c'est effectivement une série jeunesse du franco-Belge mais elle est beaucoup plus que ça. C'est une série qui se bonifie avec le temps. Le dessin de Philippe Luguy  est d'une précision sans faille. Une attention particulière aux détails et aux décors et des couleurs resplendissantes. Un dessin qui peut paraître gros au premier regard mais qui est tellement profond. Des magnifiques planches, des créatures des plus extraordinaires les une que les autres et des lieux de rêves. La grande qualité de ce dessin c'est les personnages! Tous bien développés avec des caractéristiques évidentes et facilement reconnaissables!
L'autre force de cette série c'est le scénario solide de Jean Léturgie  et Xavier Fauche. Encore une fois, ça paraît très enfantin mais c'est beaucoup plus sombre lors de lectures ultérieures! C'est cohérent, avec une ligne du temps bien établie. Les événements ont un impacts sur plusieurs numéros de la série. Encore une fois, je reviens avec les personnages! Tellement bien décrit, avec toujours le ton juste et bien dosé dans leur participation à l'action.
C'est une série Heroic Fantasy qui se lie en deux fois! Une fois jeune pour nous faire connaître ce style de façon magistral et une autre fois vieux pour bien comprendre toute la substance dans ce conte médiéval fantastique absolument génial qui fait voyager ses héros dans le monde et leur fait connaître des péripéties digne de Tolkien!
Une série classique!
À Lire!
15 tomes. De 1982 à aujourd'hui.
Dessinateur : Philippe Luguy
Scénaristes : Jean Léturgie et Xavier Fauche.