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jeudi 30 août 2018

Moment de lecture nostalgique : Sillage


Salut les Crinqués,
lundi de Pâques, congé terminé, je surf sur le web, je termine mon exposition sur les 50 ans d'innovations technologiques de Star Trek et mon cerveau est en ébullition. Je ne suis pas un fan de Star Trek, mais à la suite de mes recherches, l'importance de cette série est indéniable! Je prends une pause pour une petite chronique de lecture nostalgique.
Je sais pas pourquoi, mais quand j'ai fait ma recherche, je n'ai pas arrêté de penser à Sillage de Jean-David Morvan au scénario et Philippe Buchet aux dessins. Ne cherchez pas le rapprochement, il est inexistant! En fait, j'ai surtout des souvenirs de cette série parce que j'ai eu l'immense chance de "jaser" avec Monsieur Morvan sur nos appréciations réciproques du film Logan! (discussion forte intéressante avec Monsieur Morvan qui est très sympathique) Donc, mon classeur Sillage dans mon palais mental est ouvert depuis ce temps et j'ai envie de vous en parler!
Je suis à la fin des années 90, 99 je crois mais bon, c'est un détail! Je tombe sur le tome 1 de Sillage à ma bibliothèque, j'espère qu'en lisant mes chroniques, vous ne doutez plus de l'importance des bibliothèques pour la promotion de la littérature! Je suis tombé immédiatement en amour avec le dessin de Buchet et de Nävis, la jeune humaine rebelle, dernière de sa race. Ensuite, ce qui frappe, c'est la qualité du scénario de Morvan. Sillage prend toute sa force et sa splendeur au fur et à mesure de l'évolution de Nävis. Très naïves au début, nous vivons entièrement son intégration dans Sillage, le convoi de vaisseaux spatiaux à la recherche de nouvelles planètes à coloniser. La force de l'histoire de Morvan c'est un savant mélange de politique, d'action, de philosophie, de magouilles! Des personnages qui sont très bien développés, attachants dans certains cas et haïssables dans d'autres! Nävis, c'est l'un des personnages féminins les plus intéressants de la BD. Humaine qui se cherche et recherche ses semblables. Un cerveau imperméable aux pouvoirs psychiques. Électron libre dans un monde qui n'est pas fait pour l'accueillir. On la suit, on la voit grandir, on la voit souffrir, on la voit pleurer, on la voit combattre pour ses valeurs, on apprend à l'aimer!
Le dessin! Que de détails, c'est fou! Buchet nous offre un univers de vaisseaux, de lieux, d'extraterrestres, d'armes des plus extraordinaires! La construction graphique des personnages nous permet de bien saisir la profondeur de chacun et vient épauler de façon magistrale le développement de ceux-ci par Morvan. La couleur est sublime. C'est éclatant et dynamique. Bref, c'est du grand art.
C'est une série qui se bonifie avec le temps. Plus la série avance, plus le sujet devient sérieux et prend de la profondeur.
À lire les Crinqués!
Sillage
Scénario : Jean-David Morvan
Dessins : Philippe Buchet
Éditions Delcourt, collection Neopolis
19 tomes plus l'univers étendu.

mercredi 8 août 2018

Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent!


Il y a de ces BD qui vous marquent à jamais. Des œuvres qui définissent bien pourquoi la BD est le neuvième art. La Horde du contrevent 1, Le cosmos est mon campement de Eric Henninot en est une.
En partant, je connais le roman qui a servi d'inspiration que par le nom. Le livre de Alain Damasio est considéré comme culte dans le domaine de la SF française. Donc, je suis comme dit l'auteur dans sa préface, innocent et je me suis laisser guider dans ce monde furieux par l'auteur de la BD!
Ce premier tome est rythmé et efficace. L'histoire de cette conquête de l'extrême amont pour découvrir la provenance du vent est haletante et à chaque planche nous ressentons la tension du combat perpétuelle de la horde avec le vent. Ici, le vent fait parti intégrale de l'histoire. Il est présent dans chaque recoin de cette BD.
Visuellement, c'est la claque! On ressent très bien tout ce que les personnages vivent. Le personnage de Golgoth est fabuleux dans sa rage de réussir sa mission. Il est colérique, hargneux, mais c'est cette rage qui permet à la horde de continuer à avancer. Que dire du personnage de Sov, le scribe de la horde. Effacé au début, il prend de plus grandes responsabilité par la suite. On sent son importance à chaque mot qu'il écrit dans son carnet. Ici, les décors sont criants de vérité et ce monde balayé par le vent est tout simplement magnifiquement représentés par les dessins. Et la couleur! Les couleurs terrestres sont à l'honneur avec des teints orangés qui ternissent ces terres désolées.
Une grande réussite cette BD!
Cette horde est celle d'Eric Henninot. Après lecture, elle devient aussi la nôtre!
"Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent!

La Horde du contrevent, publié aux éditions Delcourt.