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samedi 8 septembre 2018

Moment de lecture nostalgique : Durango



Salut les Crinqués, un autre moment de lecture nostalgique avec Paper Man!

Encore dans les années 90! Que voulez-vous, c'est ma grosse période de BD! Cette fois, c'est un cadeau de mon frère. Une BD de Yves Swolfs , Les chiens meurent en hiver, tome 1 de Durango!

J'aimais déjà les films Western, je connaissais un peu Blueberry mais pas tant. J'étais plus en amour avec Moebius que Giraud! Je lisais bien entendu du Lucky Luke mais là, avec Durango, je suis rentré dans un autre univers!

Une série qui rend hommage aux westerns spaghetti de façon magistrale! Le pacificateur, un type qui ne tue que par légitime défense! Un pourfendeur, mercenaire, taciturne qui exécute et donne la mort par centaines dans la série! Un homme qui a une carapace très dure mais qui n'est pas sans humanité. Un voyage dans le Far West extraordinaire.

Le dessin de Swolfs, wow! Réaliste, de grande précision au niveau des petits détails, du grand art. Au-delà de son immense talent de dessinateur, Swolfs est aussi un scénariste extrêmement doué qui développe ses histoires de façon cohérente et juste. Dans le cas de Durango, la précision des armes, lieux historiques, costumes, moyens de transport est parfaite! Un immense travail de recherche.

Il y plusieurs scènes cultes de la BD dans Durango. Lorsque qu'il perd sa main droite. L'achat de son Mauser C96. La scène de combat ou les malfaiteurs lui demandent de mettre sa main droite sur le bar et qu'il les dégomme de sa main gauche avec son Mauser! Que de souvenirs!

J'ai, par la suite, lu toute l'oeuvre de Swolfs. Je retiens la série Le Prince de la nuit qui est l'une des plus belles histoires de vampires de la BD. Encore une fois, le scénario, tellement bien ficelé, appuyé par la puissance de son dessin en font une série culte à mon avis.

Durango, 17 tomes chez plusieurs éditeurs.
Le Prince de la nuit, 7 tomes chez Glénat.

À lire, relire ou à découvrir!



vendredi 17 août 2018

Lonesome 1 : La piste du prêcheur


Alors, le voilà mon premier texte en tant que chroniqueur BD! C'est l'accumulation de plein de petits trucs qui a permis une telle chose. Mon implication dans le podcast, mon travail à la biblio, des amis et gens qui m'encouragent à continuer de vous partager ma passion de la BD. Un immense merci à toutes ces personnes, elles vont se reconnaître, j'en suis certain.
Pour cette première chronique, je m'attaque à la nouvelle série d'un grand artiste de la BD, Lonesome de Yves Swolfs . Ce bédéiste belge nous a donné de grandes séries. Je pense à Durango, les aventures d'un pistoleros pacificateur dans le far-west ou encore Le Prince de la nuit, l'une des plus grande histoire de vampires de la littérature. Avec Lonesome, Swolfs revient à ses premières amours, le western.
L'histoire se déroule avant le début de la guerre de sécession. Le conflit entre esclavagistes et abolitionnistes s'intensifie à la frontière du Kansas et du Missouri. Tout ça commence par l'arrivée d'un cavalier solitaire dans une petite auberge. Après s'être débarrassé de trois pistoleros assez facilement, on apprend qu'il est à la poursuite d'un prêcheur qui sème des graines de colère dans l'esprit des hommes pour arriver à l'inévitable, la guerre. Tout ça par des manières brutales. Ce tortionnaire n'hésite pas à tuer, brûler et violer pour sa cause. La traque est commencée et le cowboy solitaire ne fera preuve d'aucune pitié pour arriver à retrouver ce prêcheur.
Nous avons là une histoire qui peut ressembler à celle de Durango mais seulement par le contenant mais aucunement par le contenu! Ici Swolfs nous donne un personnage principal moins énigmatique. Des bribes de son passé nous sont présentées par des flashbacks et nous aident à mieux comprendre les motivations de sa traque. L'auteur s'aventure également à la frontière du fantastique en donnant à son personnage le pouvoir de voir des séquences du passé des gens qu'il touche, mais avec des conséquences qui pourraient le faire dévier de sa vraie nature. Certes, c'est classique comme histoire. Le cavalier solitaire qui cherche vengeance. Les scènes de combat dans les villes. Le duel dans la grande rue. Tous les éléments qui font les grands westerns s'y retrouvent et l'auteur ne s'en cache pas. C'est voulu et pleinement conscient, mais tous ces éléments sont parfaitement réalisés et maîtrisés.
Swolfs, est passé maître dans la mise en scène. Son découpage, son cadrage, son style, tout fonctionne pour nous donner une histoire palpitante, sans temps mort et cohérente du début à la fin. Il vient rajouter des éléments historiques qui bonifient le tout. Ses personnages sont très bien développés et il joue de façon magistrale avec les gros plans, ce qui nous permet de ressentir toute la gamme des émotions. Son trait, réaliste, est encore d'une précision et d'une efficacité sans failles. Ses décors, ses costumes, ses armes, tout est fidèlement reconstitués avec minutie. Swolfs démontre qu'il est encore dans l'élite de la BD. Et que dire des couleurs de Julie Swolfs! Splendide! Elle joue avec la lumière de brillante façon.
Nous avons ici, une mise en bouche parfaite pour une longue série. La pré-guerre de sécession, les magouilles et la violence de cette époque mettent la table pour une longue histoire qui laissera de nombreux cadavres sur son chemin. Une réussite sur toute la ligne. Swolfs nous avait surpris dans Durango avec son Mauser C96. Ici, il nous refait le coup. Sans révéler le punch, disons que le héros solitaire est bien protégé pour l'époque!
Un grand merci à la Boîte de Diffusion  qui m'a fait confiance et m'a donné cette BD pour que je puisse vous en parler. C'est un immense honneur mais aussi une grande responsabilité. Et merci à de nous donner d'aussi bonne BD. Un grand parmi les grands. Son retour au western était attendu et il l'a fait avec panache!
À lire!
Lonesome 1. La piste du prêcheur. Scénario et dessins par Yves Swolfs . Couleur par Julie Swolfs . Publié chez Le Lombard