jeudi 9 août 2018

Les femmes dans La Caste des Méta-Barons.


Salut les bédéphiles,
ce matin, un petit article pour répondre à des accusations de sexisme dans la série La Caste des Méta-Barons. Alors, comme je suis un fan inconditionnel de Jodo et que, je pense, je suis un connaisseur de la série, j'ai décidé de faire ce texte pour bien expliquer la présence et l'importance des femmes dans l'oeuvre de Jodo et qu'il n'existe aucune trace de sexisme dans cette série.
Les femmes dans la série sont d'une importance capitale. À la base, Othon le premier Méta-Baron est un pirate, un bâtard. Il obtiendra sa noblesse que par son amour pour la fille de Dayal de Castaka qui lui est un descendant direct de la la prestigieuse lignée des Castaka par la mère qui est la fusion des deux jumelles, filles du bâtard Dayal et de la guerrière Antigrea. L'honneur, qui prend une place prédominante dans cette histoire, lui vient de cette descendante qui a accepté l'amour de Dayal.
Tous les Méta-Barons sont nés d'un amour fusionnel tant physique que mental entre un homme et une femme. Sans cet acte d'amour inconditionnel, la lignée des Métas-Barons ne peut survivre dans le temps. La première grande femme de l'histoire et un des personnages les plus importants de la série et bien sur l'amour d'Ortho, Honorata. Guerrière puissante aux multiples talents tant physiques que mentaux, Honorata mettra sa vie en péril pour donner naissance au deuxième Méta-Baron, Aghnar. Elle ira contre les ordres des Shabda-Oud par amour pour Orthon et prendra en charge l'éducation et l'entraînement de Aghnar qui sera abandonné par son père qui ne voit en lui qu'un enfant faible et indigne de lui. Pendant sept longues années, elle préparera son fils au combat ultime contre son père qui fera de lui le prochain Méta-Baron. Mais l'importance d'Honorata ne s'arrête pas là! C'est elle aussi qui parviendra à détruire les sept Cétacyborgs ce que le plus grand guerrier de l'univers était incapable de faire.
Aghnar pour sa part, tombera sous le charme de la princesse Oda qui perdra son esprit lors d'un combat titanesque contre les sorcières Shabda-Oud. Encore une fois, Honorata se jouera du destin pour permettre à son fils de continuer la lignée des Méta-Barons en sacrifiant son corps pour transférer son esprit dans le corps vide d'Oda. Cet acte d'amour suprême engendra le plus cruel et le plus puissant Méta-Baron, Tête d'Acier. Encore une fois, c'est Honorata dans le corps de Oda qui se chargera de l'éducation de l'enfant sans tête et en fera une machine sans âme et invincible. Lors d'un combat contre Tête d'Acier et Aghnar, qui déchira l'espace par son intensité, la machine sans âme fera l'impensable, mutiler sa mère pour remporter la victoire contre son père et devenir le nouveau Méta-Baron.
Encore une fois, c'est une femme qui viendra changer le cours de l'histoire et qui redonnera un peu d'humanité à Tête d'Acier en le confrontant devant la cour Impériale. Doña Vicenta Gabriela de Rhoka deviendra le grand amour de Tête d'Acier qui fusionnera avec le dernier poète de l'univers par amour et engendra par le fait, Aghora. L'histoire d'Aghora est particulière. Doña mettra au monde deux enfants, un garçon et une fille et demandera, par amour pour elle, à Tête d'Acier de garder la fille bien que cela représente la fin de la lignée. Tête d'Acier acceptera après avoir transféré le cerveau du garçon dans la tête de la fille qui en était dépourvu. C'est pourquoi, Aghora est le père-mère de Sans-Nom et que ce dernier, n'étant pas née d'un amour passionnel, est dépourvu de toute trace d'humanité en lui, ce qui en fait le Méta-Baron ultime et sans failles. Cette humanité perdue est la pierre angulaire de la nouvelle série scénarisée par Jerry Frissen et dessinée par Valentin Sécher et Niko Henrichon. Une idée géniale qui donnera la chance à Sans-Nom de perpétuer la lignée des Méta-Barons et qui sait, enfin trouver la paix intérieure en créant la vie et non la détruire!
Donc, jamais Jodorowsky fait preuve de sexisme envers les femmes dans cette série. Au contraire, elles sont l'essence même de la puissance des Métas-Barons et représente ce qui a de mieux en eux, l'humanité!

L'immortalité mais à quel prix!



La seule certitude que de la vie c'est la mort. Nous allons tous mourir un jour! L'immortalité a fait et fera couler encore beaucoup d'encre. La recherche pour la trouver est toujours d'actualité et beaucoup de personnes seraient prêtes à faire bien des sacrifices pour l'avoir.
En 1989, Joe Haldeman a écrit un roman qui parle de l'immortalité et ses conséquences tant éthiques que morales, Immortalité à vendre (Buying Time en version anglaise). Bien que le roman soit bon, c'est son adaptation en 7 tomes qui sort de l'extraordinaire. Haldeman a toujours considéré cette adaptation comme bien meilleure que son roman car il a pu aller beaucoup plus loin dans l'histoire et développé en profondeur les deux personnages principaux, Dallas Barr et Lors Julius Stilman.
Je parlerais donc de cette magnifique adaptation en BD avec Marvano aux dessins et Haldeman au scénario. L'histoire commence avec un Dallas Barr qui a 132 ans, est à la limite de son dernier traitement Stilman et n'a pas un sous pour se payer une nouvelle tranche de vie de 10 ans. Ce qui faut savoir, c'est que Julius Stilman a inventé un traitement qui donne au corps un coup de jeunesse par tranche de 10 ans. Sans ce traitement, pas d'immortalité pour les clients de Stilman. Le prix, toute votre fortune sinon un minimum d'un million. Pas de passe-droit, pas d'emprunt, pas de crédit. Si vous ne pouvez pas payer, pas de traitement et c'est la mort assurée. Dallas, même s'il est le meilleur et sûrement le seul ami de Lord Stilman, ne peut espérer d'aide et n'a que quelques jours pour trouver un million.
Cette série, plus elle avance, plus elle devient profonde. L'auteur s'attaque à plusieurs sujets très actuels comme l'économie mondiale, l'environnement, la crise de l'énergie, le monopole financier et j'en passe. Ses deux personnages vont énormément évolués et leur amitié sera mise à rude épreuve. Mais la grande interrogation de Haldeman c'est évidemment sur l'immortalité et son questionnement éthique et moral. Un excellent roman mais une série BD plus grande encore.
Immortalité à vendre (Buying Time) par Haldeman, 1989 aux éditions Avon Publications en anglais. 1991 aux éditions J'ai lu en francais.
Dallas Barr, 7 tomes aux éditions Dupuis et Lombard avec Marvano aux dessins et Haldeman au scénario.

mercredi 8 août 2018

Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent!


Il y a de ces BD qui vous marquent à jamais. Des œuvres qui définissent bien pourquoi la BD est le neuvième art. La Horde du contrevent 1, Le cosmos est mon campement de Eric Henninot en est une.
En partant, je connais le roman qui a servi d'inspiration que par le nom. Le livre de Alain Damasio est considéré comme culte dans le domaine de la SF française. Donc, je suis comme dit l'auteur dans sa préface, innocent et je me suis laisser guider dans ce monde furieux par l'auteur de la BD!
Ce premier tome est rythmé et efficace. L'histoire de cette conquête de l'extrême amont pour découvrir la provenance du vent est haletante et à chaque planche nous ressentons la tension du combat perpétuelle de la horde avec le vent. Ici, le vent fait parti intégrale de l'histoire. Il est présent dans chaque recoin de cette BD.
Visuellement, c'est la claque! On ressent très bien tout ce que les personnages vivent. Le personnage de Golgoth est fabuleux dans sa rage de réussir sa mission. Il est colérique, hargneux, mais c'est cette rage qui permet à la horde de continuer à avancer. Que dire du personnage de Sov, le scribe de la horde. Effacé au début, il prend de plus grandes responsabilité par la suite. On sent son importance à chaque mot qu'il écrit dans son carnet. Ici, les décors sont criants de vérité et ce monde balayé par le vent est tout simplement magnifiquement représentés par les dessins. Et la couleur! Les couleurs terrestres sont à l'honneur avec des teints orangés qui ternissent ces terres désolées.
Une grande réussite cette BD!
Cette horde est celle d'Eric Henninot. Après lecture, elle devient aussi la nôtre!
"Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent!

La Horde du contrevent, publié aux éditions Delcourt.

mardi 7 août 2018

Alt-Life, un questionnement métaphysique sur l'humanité.


Sommes-nous des êtres de chair? Le bonheur, c'est la contrepartie du malheur? Un monde sans contrainte peut-il amener ce bonheur? Qui sommes-nous? Qu'est-ce qui fait de nous des humains? Tant de questions posées dans cette BD!
Cette BD, je l'attendais avec impatience. J'avais une vague impression qu'elle serait un de ces trucs qui sort du lot, qui ne reste pas sur le chemin de brique jaune. Et je ne m'étais pas trompé! Elle représente très bien ce qu'est notre époque et anticipe où nous allons.
Nous suivons l'histoire de deux pionniers, Josiane et René qui ont accepté de faire un avec la machine pour intégrer leur esprit dans le nouveau monde virtuel où l'humanité ira les rejoindre après une année de tests et d'évolution de ce projet qui se nomme "la génération". Plus de retour en arrière possible pour eux, c'est une fusion parfaite entre l'homme et la machine ou l'esprit est absorbé dans ce nouvel univers. Dans ce nouveau monde, pas de contrainte, ou si peu. Plus besoin de manger, de boire, d'aller aux toilettes, de prendre de douche. Tout est géré et conditionné par la machine. On peut y créer ce qu'on veut, on peut y faire ce qu'on veut, aucune limite à part notre imagination. Bref, c'est l'immersion totale.
L'expérience ne sera pas vécue de la même manière par nos deux aventuriers du virtuel. Josiane, au début, laissera libre cours à ses pulsions sexuelles inassouvies. René, aura plus de difficulté à basculer complètement dans ce type de relation et se questionnera sur la réalité de la chose. Les deux personnages évoluent dans cet univers différemment pour à la fin se retrouver tous les deux dans une quête d'humanité. Une fois leur année passée, le reste des gens viendront les rejoindre mais avec un accès moins élevé dans leur possibilité de création mais surtout d'espace qui leur est donné. Ici aussi, dans cet univers, la disparité entre les classes sociales est présente. Les riches ont plus d'espace, les pauvres moins. Pas beaucoup d'évolution sociale!
Il est difficile de bien décrire cette BD tant qu'elle est complexe et regorge d'éléments philosophiques et de questionnements sur notre humanité. En fait, pour bien la comprendre vous allez devoir la lire! Cette BD est tellement collée sur notre époque que ça peut paraître épeurant en lecture. Tant de ressemblance avec nous, ce que nous vivons, ce que nous sommes. Et cette anticipation de devenir de pur esprit de la machine dans un nouveau monde est bien présente dans les diverses formes d'art depuis très longtemps. Quand j'ai terminé ma première lecture, j'étais dans plusieurs émotions. La peur, la peur de voir cet avenir arrivé. Un avenir où on laisse tomber notre monde pour s'enfuir dans un nouveau qui, malgré les précautions, ressemblera de plus en plus à notre ancien monde. La colère, la colère de participer tacitement à cette inexorable évolution de notre société pour le meilleur et le pire. L'excitation, car je suis un être de pulsions et avoir la possibilité de vivre ces pulsions sans contrainte et conséquence est tentante mais tout aussi troublante. L'espoir, car à la fin de cette histoire, Josiane et René recherchent cette réalité, la réalité qui pue, qui fait mal, qui nous fait pleurer, qui nous frustre mais aussi qui nous stimule, qui nous rend heureux, qui nous donne du plaisir, qui fait de nous des humains. Car la grande question de cette BD, et elle est très Dickienne cette question, qu'est-ce qui fait de nous des humains?
Alors, cette BD lisez là! Pour la grande qualité du scénario qui vous fera en sorte que quand vous allez avoir terminé de la lire, elle vous restera en tête fort longtemps. Pour la qualité graphique qui colle à l'histoire de façon parfaite avec son petit côté psychédélique dans la couleur et les dessins. Pour la profonde réflexion qu'elle vient mettre en nous. Une grande BD!
Alt-Life de Thomas Cadène au scénario. Joseph Falzon aux dessins. Marie Galopin aux couleurs. Publié aux Éditions Le Lombard . 184 pages.

Conan le Cimmérien, Le Colosse Noir


Comme je vous l’avais annoncé la semaine passé lors de ma chronique sur le tome 1 de la série à venir Conan le Cimmérien, je vous donne mes impressions de lecture du tome 2 de la série, Le Colosse Noir de Vincent Brugeas au scénario et Ronan Toulhoat aux dessins. publié aux Éditions Glénat BD
Comme dire, les mots me manquent. Quelle claque j’ai eu en lisant cet album! Ces deux auteurs, très à l’aise avec ce style, nous font rentrer si profondément dans l’univers de Conan qu’il en est difficile d’y ressortir à la fin de la lecture. Une adaptation scénaristique fidèle. Une ambiance pesante, tenante et angoissante. Une histoire épique avec un Conan tout en caractère, en bras et en violence. C’est grandiose.
Et le dessin, punaise le dessin! Ronan explose les planches par son talent. Les scènes de combats sont parfaites. Nous ressentons l’odeur, la peur, la violence des champs de batailles. Cette facilité à passer les états d’âmes des personnages, leur peur, leur colère est déconcertante. Conan est magnifiquement bien représenté. Dans chaque cases ou il est présent, son aura irradie la page. Les détails sont impressionnants et la mise en scène nous permet une lecture facile et prenante.
Tout comme son titre, cette BD est colossale. La preuve est faite, avec les deux premiers tomes de la série, de la grande qualité du travail de toutes les personnes qui gravitent autour d’elle. Cette série laissera sa marque dans l’histoire de la BD.
Merci à Monsieur X pour cette lecture!
N’hésitez aucun instant à vous procurer cette BD. C’est du grand art!

Conan le Cimmérien, La Reine de la côte noire.



Vous le savez, l’annonce de la série Conan le Cimmérien aux Éditions Glénat BD est pour moi, un des événements BD de 2018. Quand on voit l’équipe derrière ce projet, on ne peut douter du sérieux de la maison d’édition de donner à ce héro mythique une adaptation digne de son créateur Robert E. Howard.
Quand on pense à Howard, le nom de Patrice Louinet sort tout de suite. Il est l’un des plus grand spécialiste au niveau mondial en la matière. Il est donc tout à fait normal de le retrouver dans ce projet pour superviser les adaptations des nouvelles de Conan. La présence de Monsieur Louinet est non seulement rassurant mais également le gage d’une grande qualité.
Les deux premiers tomes sortiront en Europe le 5 mai prochain. Soit La Reine de la côte noire de Jean-David JD Morvan au scénario et Pierre Alary aux dessins et Le Colosse noir de Vincent Brugeas au scénario et Ronan Toulhoatt aux dessins.
Si j’écris cet article aujourd’hui, c’est que j’ai eu l’immense chance et honneur de lire ces deux albums voilà quelques semaines déjà. Ne me demandez pas comment et pourquoi, c’est un secret et cela le restera à jamais! Et ce matin, j’ai reçu le feu vert pour enfin parler de mon expérience de lecture et vous dire mes impressions sur le début de cette série qui s’annonce magistrale.
Je commence donc par le premier tome, soit La Reine de la côte noire. Le dessin de Pierre Alary est magnifique. Un découpage réussi, dynamique qui nous donne une mise en scène rapide et sans faille. La lecture est facile et se fait sans problème. Les scènes de bataille sont sublimes et rendre bien toute la violence de Conan. Les décors sont bien créés, la mer, les bateaux, les armes, tout est bien rendu. Il y a des planches dans cette BD qui sont d’un niveau incroyable. Le regarde de Conan, wow!
Côté scénario, c’est un sans faute. La relation entre Conan et Bêlit est chaude et passionnée. La narration est parfaite et c’est très fidèle à la nouvelle. Les grandes envolées verbales de Conan sont pratiquement littérales! Du grand art de la part du scénariste. Les derniers mots de cette bd, cette finale grandiose, me laisse croire que j’ai lu une grande BD!
La série commence donc en force, avec un duo qui met la barre très haute mais quand je lis les noms des artistes qui ont et qui vont travailler sur cette série, je n’ai aucune crainte pour la suite.
Enfin le grand public va connaître Conan le Cimmérien et non Conan le Barbare!
Une immense merci à Monsieur X, il va se reconnaître!
La semaine prochaine je parlerais du tome 2!
Bien entendu que nous allons avoir cette série à la Bibliothèque François-Hertel, dès sa sortie au Québec, soit au mois de juin. En attendant, préparez-vous en vous replongeant dans les nouvelles de Conan!

lundi 6 août 2018

Pouvoir des innocents tome 5, cycle II

Voilà quelques semaines, j'ai eu la possibilité de lire le tome 5 du cycle II de la série Le Pouvoir des innocents. Bien que le livre ne sort que dans quelques jours en Europe et, normalement, le 16 août au Québec, j'ai eu la chance de pouvoir savourer ce dernier tome de cette immense série!

On remonte dans le temps, 1992 sort le premier tome de la série, Joshua. Scénarisé par Luc Brunschwig et dessiné par Laurent Hirn, une bombe était lancée dans le monde de la BD. Pour ma part, à l'époque, je n'avais que 17 ans, j'étais dans le début de ma vie d'adulte et je commençais les jeux de rôle! Je l'ai donc lu beaucoup plus tard et compris encore plus tard!
Je me rappelle de ma première impression de lecture. L'impression de tenir un truc, quelque chose qui vient de te changer à jamais. Une histoire qui te reste dans la tête et met en ébullition tes petits neurones qui dorment trop souvent. Ensuite, après plusieurs autres lectures, j'ai saisi son importance et le pourquoi de cette impression. J'arrête donc mon petit voyage dans le temps pour vous parler de ce tome.
La force de cette série, c'est la fusion parfaite entre l'histoire et la mise en scène du dessinateur. Le scénario est solide comme du béton. Cette histoire de procès de Josuha est hypnotisante. Je l'ai dévoré et à chaque page j'en voulais encore plus. Cette BD est une montée dramatique de 80 pages. Chaque élément de l'histoire est important et les ramifications entre eux sont sublimes et surtout cohérentes et crédibles. Oui, parce que j'y ai cru à ce procès, je voulais savoir la finalité, je voulais écouter les témoignages. J'ai ragé pendant certains d'ailleurs car, en tant que lecteur, nous sommes au-dessus de l'histoire, nous en connaissons une partie, nous savons des choses que les personnages ignorent et quelquefois, je criais, il n'a rien fait, il est innocent, injustice! Et c'est là tout le talent de Luc Brunschwig. Cet attachement aux personnages et ce vouloir d'interagir dans l'histoire qu'il nous transmet est magistral. Vous comprendrez que je ne révélerai aucun détail de l'histoire pour ne pas vous gâcher la surprise et la finale. Et, je vous avertis, elle vous rentre dedans cette finale. Elle trouble, elle chamboule, elle brasse cette finale. Elle va faire parler d'elle cette finale!
Que dire du dessin de Laurent Hirn. Cette mise en scène parfaite. Ces scènes d'action qui vous coupent le souffle et défilent devant vos yeux à cent mille à l'heure. Ces personnages sont tellement véridiques. Car il est là le talent de Hirn. Ses personnages sont tellement bien rendus qu'on y croit. Nous sommes totalement dans l'histoire. Voilà pourquoi j'ai dit plus haut que la fusion entre les deux artistes est parfaite. Bon, on le savait déjà, mais c'est encore confirmé par cette BD.
Est-ce la fin du Pouvoir des innocents? Il y a encore des zones d'ombre qui pourraient être éclaircies. Est-ce nécessaire? Égoïstement, je dirais oui, car j'en veux plus. Je veux savoir l'avenir de cette histoire, je veux voir l'avenir de cette histoire, je veux lire l'avenir de cette histoire! Quand vous allez lire les dernières planches, vous comprendrez pourquoi!
Cette BD est une grande BD. Cette série est une grande série. Ces auteurs sont de grands auteurs. Il ne vous reste qu'à être patients!